Amélioration des infrastructures et des services de gestion des déchets solides
(124 millions de dollars us)
Cette composante vise la modernisation du secteur avec la création de partenariats public-privés, sur la base des enseignements tirés de trois concessions déjà en place.
Les activités nécessaires sont réparties en trois (03) sous-composantes décrites ci-après :
Etudes techniques et de faisabilité pour l’amélioration des systèmes de gestion des déchets solides ;
Construction des installations de traitement/valorisation et d’élimination des déchets solides dans le district Autonome d’Abidjan et dans les villes de l’intérieur du pays ;
Construction de centres de transfert et de déchetterie ;
Elimination des dépôts et décharges non contrôlés dans les localités cibles du projet.
Cette sous-composante vise à renforcer le cadre institutionnel régissant le secteur afin de garantir l’efficacité des investissements dans le cadre de la sous-composante 2.1, en créant un environnement favorable aux investissements du secteur privé dans le secteur des déchets solides. Les activités spécifiques qui seront appuyées par la sous-composante comprennent :
L’opérationnalisation des lois et règlements existants régissant la GDS, en assurant:
(a) une planification municipale et intercommunale efficace pour la GDS,
(b) la disponibilité de ressources financières pour la collecte des déchets des villes secondaires;
(c) une augmentation de la taxation locale des déchets solides pour renforcer les capacités d’autofinancement et la durabilité du secteur ;

L’assistance technique visant à :
(a) renforcer le cadre institutionnel par une série d’activités allant du soutien juridique au renforcement des capacités ;
(b) promouvoir un mécanisme de financement durable pour le secteur, y compris un soutien à la réalisation d’enquêtes et de bases de données fiscales pour les redevances/taxes sur les déchets solides ;
(c) renforcer le cadre des PPP, avec la normalisation des principaux documents d’appel d’offres et contrats ;
(d) améliorer la prestation de services de gestion des déchets solides en promouvant la participation du secteur privé dans la GDS et en optimisant la chaîne de valeur en amont de la collecte et du transport des déchets en vue d’une amélioration générale des services et de leur lien effectif avec l’infrastructure en aval nouvellement établie et en adaptant les activités de renforcement des capacités aux municipalités participantes pour les aider à gérer le système de GDS nouvellement établi, y compris la prévention des déchets marins et sanitaires dans le District Autonome d’Abidjan.
Les activités spécifiques qui seront appuyées par cette sous-composante comprennent :
Un programme de sensibilisation et d’amélioration du comportement du public en matière de gestion des déchets solides et des ordures, afin de réduire les déchets solides dans le réseau de drainage. L’activité adoptera une approche participative et inclusive avec les citoyens, les communautés et les organisations non gouvernementales (ONG) (avec un accent particulier sur les organisations de femmes), qui seront engagés tout au long du projet pour la mise en œuvre et le suivi des résultats ;

Une stratégie pour développer et rendre opérationnelles les meilleures pratiques en matière de réduction des déchets, de recyclage et d’économie circulaire, y compris l’identification de trois ou quatre chaînes de valeur à fort potentiel pour le recyclage local et les opportunités d’économie circulaire ;

Un programme de formation axé sur le genre pour développer les compétences des petites et moyennes entreprises (PME) sur les outils et techniques de recyclage pertinents ainsi que sur les compétences entrepreneuriales en se concentrant sur les chaînes de valeur les plus rentables et les plus pertinentes ;

Outils technologiques à utiliser par les agences nationales, les municipalités et les citoyens pour permettre un meilleur suivi et contrôle des services de GDS. Il s’agira d’utiliser des technologies telles que la géolocalisation, les applications web et les smartphones pour collecter des informations opérationnelles, mesurer et contrôler les performances des fournisseurs de services, et planifier et communiquer la qualité des services.