Composante 1

Infrastructures et services pour l’atténuation des risques d’inondation
181 millions de dollars us

Cette composante est axée sur l’atténuation des impacts négatifs causés par les inondations récurrentes grâce à une approche hybride qui combine les infrastructures vertes et grises, y compris le drainage urbain et les travaux routiers associés, et les SBN pour le contrôle de l’érosion et la rétention d’eau.
Il comprend également des mesures “douces” telles que les systèmes d’alerte précoce en cas d’inondation et la planification urbaine.
Cette composante est mise en œuvre par le biais de quatre (04) sous-composantes.
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Elle contribuera à la mise en œuvre d’une partie de la phase 1 du Schéma Directeur de l’Assainissement et du Drainage (SDAD), en mettant l’accent sur la réduction des risques d’inondation dans les communautés vulnérables du District Autonome d’Abidjan. En outre, elle prévoit des interventions dans d’autres villes secondaires vulnérables aux inondations, telles que Grand-Bassam et Bouaké. Les activités spécifiques qui seront appuyées par cette sous-composante sont les suivantes :
Construction/réhabilitation du drainage primaire et secondaire dans certains quartiers vulnérables du District Autonome d’Abidjan et dans des zones ciblées de Grand-Bassam, Bouaké et d’autres villes secondaires sélectionnées ;
Construction/réhabilitation des travaux routiers associés aux travaux de drainage lorsque cela est possible et nécessaire ;
Aménagement de zones de rétention d’eau sélectionnées pour réduire les inondations pendant la période des pluies ;
Réalisation de plans directeurs d’assainissement et d’eaux pluviales dans cinq (05) principales villes ;
Construction/réhabilitation de systèmes de drainage primaire et secondaire, de zones de rétention d’eau, de routes associées aux systèmes de drainage primaire et secondaire ;
Mise en place de mécanisme d’exploitation et de maintenance durables des infrastructures.
Cette sous-composante introduira le concept de SBN pour la gestion des risques d’inondation dans le District Autonome d’Abidjan et à Grand-Bassam, Bouaké, et dans d’autres villes secondaires sélectionnées. Les activités spécifiques qui seront appuyées par cette sous-composante comprennent :
Revégétalisation et amélioration des berges de canaux ;
Travaux de contrôle et de lutte contre l’érosion pour certains thalwegs sujets aux glissements de terrain et à l’érosion, y compris des travaux de revégétalisassions ;
Aménagement de zones de rétention d’eau avec des espaces verts et des zones de loisirs ;
Construction/réhabilitation de micro zones de rétention d’eau suivant des approches basées sur la nature dans des zones sélectionnées disponibles telles que les parcs, les parkings, les trottoirs et les terrains de jeux.
La végétalisation et la double utilisation des zones de rétention d’eau avec des espaces verts et des zones de loisirs ;

Cette sous-composante renforcera la capacité des institutions et de la population à se préparer et à gérer les situations d’urgence en cas d’inondation afin d’éviter les pertes dans les cas où l’approche structurelle n’est pas suffisante. Les activités spécifiques qui seront appuyées par cette sous-composante comprennent :

Déploiement d’un système d’alerte précoce (SAP) des risques d’inondation et des mesures de préparation aux situations d’urgence dans des villes sélectionnées (environ 3) pour collecter et communiquer des informations hydrométéorologiques, des alertes et des avertissements et soutenir la gestion des interventions en temps réel. Cela comprend des mesures d’urgence (par exemple, des plans d’urgence au niveau municipal) et le renforcement de la capacité de réaction ;

Renforcement des capacités ciblant les groupes les plus vulnérables (par exemple, les personnes en situation de handicap, les femmes) pour renforcer la sensibilisation aux risques de catastrophes, les connaissances pour le changement de comportement et la capacité à faire face aux situations d’urgence. Ces activités répondent aux besoins identifiés lors de l’évaluation des besoins post-catastrophe (PDNA) de 2018, notamment en ce qui concerne (a) la sensibilisation du public par des campagnes d’information, des plans et des formations sur les questions de gestion des risques de catastrophes (GRC) telles que les inondations et les glissements de terrain, (b) la mise en place de réseaux locaux de femmes leaders en matière de réduction des risques de catastrophes (RRC) et de gestion des déchets, (c) l’organisation de formations sur les SAP pour le partage des informations sur les risques en temps réel.

L’objectif de cette sous-composante est de prévenir la création de nouveaux risques à mesure que les villes se développent et que la pression de l’urbanisation rapide s’intensifie encore, et de favoriser le développement dans les zones dangereuses, en permettant une planification résiliente et l’intégration des risques dans tous les secteurs, notamment dans la gestion des terres, afin d’éviter l’empiètement des zones non constructibles et du domaine public de l’État. Elle se concentrera sur l’intégration de la résilience dans la planification urbaine en développant des études et des compétences en matière de planification urbaine résiliente. Ces activités seront étayées par des investissements dans la technologie et les données numériques qui serviront de base à une meilleure planification urbaine. Les activités spécifiques qui seront appuyées par cette sous-composante comprennent :
Études et plans comprenant (a)des études préparatoires et l’engagement des communautés pour la réinstallation préventive et l’amélioration des bidonvilles pour les communautés à risque, (b) des plans urbains détaillés intégrant la gestion des risques d’inondation pour cinq municipalités du District Autonome d’Abidjan, et (c) des études pour planifier un développement urbain résilient intégré dans des quartiers spécifiques d’Abidjan et des villes secondaires avec une perspective sur la mobilisation potentielle de capitaux privés pour mettre en place des mesures d’atténuation des inondations. Compte tenu de l’ampleur du phénomène des quartiers précaires et de leur impact sur la qualité de vie en milieu urbain (en termes de sécurité et d’environnement urbain) ;
Données numériques de base, systèmes et compétences pour soutenir un aménagement du territoire résilient basé sur les données, par le biais d’activités telles que (a) une stratégie de gestion des données géospatiales à Abidjan et dans deux villes secondaires ; (b) des plates-formes numériques urbaines avec un dépôt de données municipales commun pour faciliter le partage des données entre les parties prenantes, y compris dans deux villes secondaires, l’acquisition de modèles numériques d’élévation et d’imagerie aérienne et la numérisation des parcelles et des données de propriété, avec l’attribution d’un numéro d’identification unique de la parcelle (ce travail est déjà financé pour Abidjan) ; et (c) les programmes de renforcement des capacités associés.