La responsabilité collective en marche pour un cadre de vie sain et résilient

3 juin 2026

Mis en œuvre depuis 2020, le Projet d’Assainissement et de Résilience Urbaine (PARU) conduit dans plusieurs communes d’Abidjan et de l’intérieur du pays, des interventions structurantes. À travers la construction d’ouvrages de drainage et la modernisation de la gestion des déchets solides, le projet contribue ainsi à réduire les risques d’inondation et à améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Or, si les infrastructures constituent le socle technique de cette transformation, leur durabilité repose sur un principe tout aussi fondamental : la responsabilité collective. L’ingénierie, en effet, trouve ses limites face aux comportements. Le rejet de déchets dans les réseaux de drainage obstrue les ouvrages et annule les effets des travaux réalisés. Il existe donc un lien direct entre la gestion des ordures ménagères et la performance du drainage des eaux pluviales. Préserver les infrastructures d’assainissement est, à ce titre, un devoir civique au service de la sécurité et de la santé de tous.

C’est précisément pour ancrer cette responsabilité que le PARU a intégré, dès sa conception, une démarche participative. Les populations, notamment les femmes et les jeunes, sont associées à la planification et au suivi des interventions, afin que les infrastructures soient perçues et traitées comme un bien commun.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats tangibles sur le terrain. Dans plusieurs zones d’intervention comme Abobo et Yopougon, des communautés organisent spontanément des opérations de salubrité autour des ouvrages réalisés. Ces initiatives locales témoignent, de façon concrète, de ce que la responsabilité collective est capable de produire lorsqu’elle s’enracine dans les pratiques quotidiennes.

Au-delà de ces exemples encourageants, c’est un engagement continu qui est attendu de chaque habitant : respecter les circuits de collecte des déchets, éviter tout rejet dans les caniveaux, signaler les dysfonctionnements. Car c’est bien par l’adoption de bons gestes, portés collectivement, que la résilience urbaine se construit jour après jour, quartier après quartier.

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